mariette NAVARRO
Quelques informations sur l'auteur et son livre


Mariette NAVARRO
" Ultramarins "
Prix littéraire sélection ADULTES
Mariette NAVARRO Après des études de Lettres modernes et d’Arts du spectacle, elle se forme comme dramaturge à l’école du Théâtre national de Strasbourg de 2004 à 2007. Elle travaille depuis pour différentes compagnies, théâtres, groupes de lecteurs ou écoles d’art dramatique. Elle écrit de nombreuses pièces de commande pour des metteurs en scène ou des théâtres, et collabore plus particulièrement avec la chorégraphe Marion Lévy. Parallèlement, elle co-dirige la collection Grands fonds chez Cheyne éditeur. A ce jour, elle a publié Alors Carcasse et Les chemins contraires chez Cheyne éditeur, Nous les vagues, Prodiges®), Les feux de Poitrine, Zone à étendre, Les Hérétiques, Les désordres imaginaires et Impeccable aux éditions Quartett. Son premier roman, Ultramarins, est paru aux éditions Quidam en 2021. Il a remporté plusieurs prix de lecteurs, dont la mention des lecteurs du prix Hors concours, le prix Frontières Léonora Miano 2021 et le prix Senghor 2022.
Son deuxième roman, Palais de verre, est paru chez Quidam au mois d’Août 2024.
Bibliographie
Livres en dédicace sur le Salon:

Ultramarins
auteur (e): mariette navarro
éDITEUR : QUIDAM
Ils commencent par là. Par la suspension. Ils mettent, pour la toute première fois, les deux pieds dans l’océan. Ils s'y glissent. A des milliers de kilomètres de toute plage.
A bord d’un cargo de marchandises qui traverse l’Atlantique, l'équipage décide un jour, d’un commun accord, de s’offrir une baignade en pleine mer, brèche clandestine dans le cours des choses. De cette baignade, à laquelle seule la commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine la suite du voyage. Le bateau n'est-il pas en train de prendre son indépendance ?
Ultramarins sacre l'irruption du mystère dans la routine et l'ivresse de la dérive.

Palais de verre
auteur (e): mariette navarro
éDITEUR : QUIDAM
Après plusieurs années de « bons et loyaux services », Claire découvre qu’elle ne fait plus corps avec son milieu professionnel. A force de décalages infimes, de langage trahi jour après jour, elle n'est plus dans le même mouvement que ceux qui l’entourent, elle s’est détachée des valeurs jusqu’alors les siennes. Dans un sursaut, elle monte sur le toit de l’immeuble où elle travaille et fait l’expérience de la liberté au moment même de cette rupture.
En écrivant au plus près des sensations d'une femme en route vers une indépendance radicale, Mariette Navarro réaffirme, après Ultramarins, son goût pour le pas de côté et la dérive dans une langue qui happe et envoûte.

Impeccable et autres pièces aux pieds légers
auteur (e): mariette navarro
éDITEUR : QUARTET
Quand je suis parti de mon endroit de naissance, ce n’était pas comme partir en vacances, ou dire « je vous enverrai une carte postale, bisous, et bientôt je reviendrai ». C’était grave dans les yeux de mon père et dans les yeux de ma mère, comme un crime que j’aurais fait, comme une trahison de leur amour. C’était comme couper l’herbe ou la racine sous le pied de leur espoir pour moi. Mais mes pieds il fallait bien qu’ils prennent la route pour ne pas devenir lourds comme la pierre, mon coeur avec, mon coeur mangeur d’air pur.

Les désordres imaginaires
auteur (e): mariette navarro
éDITEUR : QUARTETT
Un texte-gigogne autour de la surveillance des citoyens (et des artistes en particulier), des injonctions qui leur sont faites. Il y sera question de censure, d'auto-censure, de la difficulté de monter un projet collectif, d'émergence, de performance, de prudence, de confiance, d'un Président qui gouverne en s'immisçant dans l'imaginaire de la population, de caméras dans les arbres, de surveillants infiltrés, d'une rumeur persistante et d'une foule que personne ne comprend et dont personne ne sait quoi faire. Et d'un mystérieux document intitulé La destruction du pays par le jeune Président à la mode.

Zone à étendre
auteur (e): mariette navarro
éDITEUR : QUARTETT
J'ai vu les rassemblements sur les places. J'ai vu les premiers départs vers la forêt. La façon dont quelque chose basculait avec le plus grand calme. Chapeau, d'ailleurs, pour le calme. Pas évident, quand on nous prend à ce point-là pour des idiots ou des esclaves. J'ai bien vu comme en face ils perdaient leurs moyens. Plus personne à diriger. J'ai trouvé cette idée géniale, moi qui n'ai pas beaucoup d'idées. Ne pas casser la machine, mais la laisser tourner à vide. Quitter le jeu. Bien vu. Un peuple entier qui glisse entre les doigts, qui se fond dans une forêt. Un peuple entier qui tourne le dos. J'ai eu envie d'être quelqu'un de ce peuple. J'ai eu envie de vous aimer.
